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Tésamoréline, CJC-1295 ou sermoréline : les analogues de la GHRH comparés
Trois analogues de la même hormone, trois stratégies de protection : le comparatif complet des analogues de la GHRH.

Tésamoréline, CJC-1295 ou sermoréline : les analogues de la GHRH comparés
Trois peptides qui imitent la même hormone, la GHRH, mais avec trois stratégies différentes pour résister à la dégradation. Longueur, modifications, durée d’action, profil de libération, masses et calculs : le comparatif complet.
- La sermoréline reprend les 29 premiers acides aminés de la GHRH, sans protection : elle agit très brièvement.
- Le CJC-1295 sans DAC ajoute quatre substitutions à ce fragment de 29 acides aminés pour le rendre plus stable.
- Le CJC-1295 avec DAC se lie en plus à l’albumine du sang, ce qui prolonge son action à plusieurs jours.
- La tésamoréline garde la séquence entière de 44 acides aminés, protégée à son extrémité.
Le point commun : imiter la GHRH
Les trois activent le même récepteur, celui de la GHRH, dans l’hypophyse. Ils diffèrent par la manière dont ils échappent à la dégradation, ce qui change leur durée d’action.
La GHRH naturelle compte 44 acides aminés, mais les chercheurs ont découvert dans les années 1980 que les 29 premiers suffisent à activer son récepteur. C’est sur ce constat que reposent la sermoréline et le CJC-1295. Le problème commun reste l’enzyme DPP-4, qui coupe les deux premiers acides aminés en quelques minutes. Chaque analogue est une réponse différente à ce problème, détaillée dans comment agit la tésamoréline.
Récepteur de la GHRH
Tous les quatre activent le même récepteur sur l’hypophyse.
Libération de GH
Tous stimulent la libération d’hormone de croissance.
Durée d’action
De quelques minutes à plusieurs jours selon la stratégie de protection.
Le tableau comparatif
Longueur, protection, durée d’action et profil, en un coup d’œil.
| Critère | Sermoréline | CJC-1295 sans DAC | CJC-1295 avec DAC | Tésamoréline |
|---|---|---|---|---|
| Base | GHRH (1-29) | GHRH (1-29) modifiée | GHRH (1-29) modifiée + DAC | GHRH (1-44) complète |
| Protection contre la DPP-4 | Aucune | D-alanine en position 2 | D-alanine + liaison à l’albumine | Groupement hexénoyle |
| Autres modifications | Aucune | 3 substitutions de stabilité | Idem + groupement DAC | Aucune dans la séquence |
| Durée d’action | Très courte (minutes) | Courte (environ 30 minutes) | Très longue (plusieurs jours) | Courte (dizaines de minutes) |
| Profil de libération | Pulsatile | Pulsatile | Prolongé | Pulsatile |
| Masse approx. | ≈ 3 358 g/mol | ≈ 3 368 g/mol | ≈ 3 647 g/mol | ≈ 5 136 g/mol |
La sermoréline
La sermoréline est le fragment actif de la GHRH, ses 29 premiers acides aminés, sans aucune modification. C’est l’analogue le plus ancien et le plus simple.
Elle a été le premier analogue de la GHRH utilisé en clinique, dans les années 1990, avant d’être retirée du marché pour des raisons commerciales. Comme elle n’est pas protégée, elle est dégradée en quelques minutes. Sa courte durée d’action en fait toutefois un bon outil pour étudier une réponse brève et proche de celle de la GHRH naturelle.

GHRH (1-29) · poudre lyophilisée
Le CJC-1295 sans DAC
Le CJC-1295 sans DAC, aussi appelé « Mod GRF 1-29 », reprend le fragment de 29 acides aminés avec quatre substitutions qui le rendent plus résistant.
Ces quatre changements portent sur les positions 2, 8, 15 et 27. Le premier, une D-alanine en position 2, bloque la DPP-4. Les trois autres limitent d’autres dégradations, comme la désamidation de l’asparagine en position 8 ou l’oxydation de la méthionine en position 27. Le résultat est un peptide qui garde un profil pulsatile, mais avec une durée d’action un peu plus longue que la sermoréline.
| Position | GHRH naturelle | CJC-1295 | Intérêt |
|---|---|---|---|
| 2 | Alanine | D-alanine | Résistance à la DPP-4 |
| 8 | Asparagine | Glutamine | Limite la désamidation |
| 15 | Glycine | Alanine | Stabilise la structure |
| 27 | Méthionine | Leucine | Supprime un site d’oxydation |
Voir aussi le guide complet du CJC-1295.
Le CJC-1295 avec DAC
Le DAC (Drug Affinity Complex) est un groupement chimique qui permet au peptide de se lier à l’albumine du sang. Sa durée d’action passe ainsi à plusieurs jours.
L’albumine est la protéine la plus abondante du sang ; elle circule pendant des semaines. En s’y accrochant, le CJC-1295 avec DAC est protégé de l’élimination par les reins et de la dégradation. Les études ont rapporté une demi-vie de l’ordre de six à huit jours. Cela change profondément son profil : au lieu de pics brefs, il produit une stimulation prolongée de l’axe somatotrope. C’est une différence de nature, pas seulement de durée.
La tésamoréline
La tésamoréline garde les 44 acides aminés de la GHRH et ne modifie que son extrémité, avec un groupement trans-3-hexénoyle qui la protège de la DPP-4.
C’est l’approche la plus « conservatrice » : la séquence reste identique à celle de la GHRH humaine, y compris la partie 30-44 que les autres analogues abandonnent. Sa durée d’action reste courte, de l’ordre de quelques dizaines de minutes, ce qui préserve un profil pulsatile. C’est aussi l’analogue de la GHRH le plus étudié chez l’humain. Contrairement au CJC-1295, elle conserve la méthionine en position 27, ce qui la rend plus sensible à l’oxydation. Tout le détail est dans le guide complet de la tésamoréline.

GHRH (1-44) protégée · 5, 10 ou 20 mg
Pulsatile ou prolongé : la vraie différence
La différence la plus importante n’est pas la puissance, mais le profil : brefs pics (sermoréline, CJC-1295 sans DAC, tésamoréline) ou stimulation continue (CJC-1295 avec DAC).
L’organisme est habitué à recevoir l’hormone de croissance par vagues. Un analogue à action courte respecte ce rythme : il amplifie un pic, puis l’axe revient à son état de base. Un analogue à action prolongée maintient au contraire une stimulation de fond pendant des jours, ce qui élève le niveau moyen d’hormone de croissance et d’IGF-1 sans respecter les creux. Pour un chercheur, ce choix détermine la question étudiée.
| Profil | Peptides | Ce qu’il permet d’étudier |
|---|---|---|
| Pulsatile | Sermoréline, CJC-1295 sans DAC, tésamoréline | Une réponse proche de la physiologie, pic par pic |
| Prolongé | CJC-1295 avec DAC | Les effets d’une élévation durable de l’axe GH/IGF-1 |
Masses et calculs molaires
À poids égal, ces peptides n’apportent pas le même nombre de molécules : la tésamoréline est environ 1,5 fois plus lourde que la sermoréline.
| Peptide | Masse approx. | Micromoles dans 1 mg |
|---|---|---|
| Sermoréline | 3 358 g/mol | ≈ 0,30 µmol |
| CJC-1295 sans DAC | 3 368 g/mol | ≈ 0,30 µmol |
| CJC-1295 avec DAC | 3 647 g/mol | ≈ 0,27 µmol |
| Tésamoréline | 5 136 g/mol | ≈ 0,19 µmol |
Pour comparer ces peptides dans une même expérience, il faut donc travailler en concentration molaire. Vérifiez toujours la masse indiquée sur le certificat d’analyse, qui peut inclure un contre-ion. Notre calculateur aide pour les conversions.
Lequel pour quel protocole ?
Le choix dépend de la question : reproduire la GHRH au plus près, obtenir des pics plus stables, ou étudier une stimulation prolongée.
| Objectif de recherche | Analogue le plus adapté |
|---|---|
| Séquence complète de la GHRH, profil pulsatile | Tésamoréline |
| Réponse brève, proche de la GHRH naturelle | Sermoréline |
| Profil pulsatile avec un peptide stabilisé | CJC-1295 sans DAC |
| Élévation durable de l’axe GH/IGF-1 | CJC-1295 avec DAC |
| Synergie avec la voie de la ghréline | Un analogue à action courte + ipamoréline |
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Pour le choix entre les deux versions du CJC-1295, voir acheter du CJC-1295. Pour l’association avec un sécrétagogue, voir tésamoréline et ipamoréline.
FAQ : les analogues de la GHRH
Quelle différence entre la tésamoréline et le CJC-1295 ?
La tésamoréline garde les 44 acides aminés de la GHRH et ne modifie que son extrémité. Le CJC-1295 part du fragment de 29 acides aminés, avec quatre substitutions, et, dans sa version DAC, un groupement qui prolonge son action à plusieurs jours.
Quelle différence entre la sermoréline et le CJC-1295 sans DAC ?
Les deux reprennent les 29 premiers acides aminés de la GHRH, mais le CJC-1295 comporte quatre substitutions qui le protègent de la dégradation.
Que veut dire DAC ?
Drug Affinity Complex : un groupement qui permet au peptide de se lier à l’albumine du sang, ce qui prolonge sa durée d’action à plusieurs jours.
Lequel est le plus proche de la GHRH naturelle ?
La tésamoréline, qui reprend la séquence complète. La sermoréline est le fragment actif sans modification, mais elle ne contient que 29 acides aminés.
Pourquoi parle-t-on de profil pulsatile ?
Parce que l’hormone de croissance est naturellement libérée par pics. Les analogues à action courte respectent ce rythme ; le CJC-1295 avec DAC produit une stimulation prolongée.
Comment comparer ces peptides en culture cellulaire ?
En concentrations molaires, car leurs masses sont différentes : 1 mg de tésamoréline contient environ 0,19 µmol, contre 0,30 µmol pour la sermoréline.





